L'usage de la marque "en tant que marque" comme
condition légale
au regard de lacquisition du maintien et de
la contrefaçon des droits
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Cette question a été choisie suite au travail entrepris par lOMPI sur lintérêt et la faisabilité dharmoniser les règles nationales concernant les circonstances dans lesquelles lusage dune marque sur Internet constitue lusage dune marque ou la contrefaçon dune marque. A la 36ème série de Meetings de lAssemblée des Etats membres de lOMPI du 24 septembre au 3 octobre 2001, lAssemblée de lUnion de Paris pour la protection de la Propriété Industrielle et lAssemblée Générale de lOMPI ont fait une recommandation jointe concernant les dispositions sur la protection des marques et autres droits de la propriété industrielle sur Internet. Cette recommandation devrait être considérée par lAIPPI. Le Rapporteur Général a reçu 34 rapports - Argentine, Australie, Brésil, Bulgarie, Canada, Chili, République Tchèque, Danemark, Égypte, Finlande, France, Allemagne, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Japon, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Paraguay, Portugal, la République de Corée, la Roumanie, Singapour, Espagne, Afrique du Sud, Suède, Suisse, Ukraine, Royaume-Uni, États-Unis, Uruguay et Venezuela. Les rapports donnent une vue détaillée de la position dans une grande gamme de juridictions avec un historique très diversifié du droit des marques. Les Groupes montrent une gamme de développements du droit des marques tel quil est appliqué pour Internet qui reflète les différents niveaux de développement de lusage dInternet dans le monde. Dans beaucoup de pays il ny a pas de concepts spécifiques de lusage "en tant que marque". Toutefois, beaucoup de Groupes ont rapporté des conditions telles que lusage "en tant que marque" ou "usage dans le commerce".
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1. |
Y-a-til une nécessité dutiliser la marque "en tant que marque" dans les cas suivants: |
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1.1 |
Lacquisition dune marque (si, daprès la loi nationale des droits peuvent être acquis par lusage) A peu près tous les Groupes ont répondu quil ny a pas dobligation dutiliser la marque "en tant que marque" pour pouvoir acquérir une marque. Il est possible de déposer ou denregistrer sans utilisation "en tant que marque". Dans beaucoup de pays, incluant ceux de lUnion Européenne, les motifs absolus de refus dune marque parce quelle nest pas distinctive peuvent être surmontés en montrant lutilisation dune marque, ce qui conduit à considérer que la marque a un caractère distinctif. Le Groupe américain répond à la question de façon positive, en disant que le droit à la marque existe résultant de lusage ou de lenregistrement. Les États-Unis considèrent que "lusage dans le commerce" correspond à lusage sur les produits quand la marque " est placée de nimporte quelle manière sur les produits, ou sur leur emballage, ou les étalages associés avec les produits, ou sur les étiquettes ou labels apposés sur le produit, ou si la nature du produit rend un tel apposition impossible, alors sur les documents associés avec les produits ou leurs ventes". Le matériel publicitaire qui explicite, au futur acheteur, les produits ou promeut leur vente, nest pas acceptable en tant quusage de marque. Le Groupe canadien indique quune marque est considérée comme utilisée "en association avec des produits si au moment de la cession des produits ou leur possession, dans la pratique normale du commerce, la marque est apposée sur les produits eux-mêmes ou sur leur conditionnement, dans lesquels ils sont diffusés, ou si la marque est de quelque autre manière associée avec les produits de telle manière que lattention est attirée sur cette association à la personne à qui la propriété ou la possession est transférée". Lidée dusage "dans le commerce" est centrale dans le système canadien. Il semblerait que quand les enregistrements sont basés sur la Convention de Paris, il ny a pas de condition dusage avant enregistrement. Le Groupe australien note quil doit y avoir une intention dutiliser la marque "en tant que marque" dans les pratiques du commerce pour distinguer les produits. Certains pays (incluant lArgentine, le Brésil et lEgypte) notent que lusage avant lenregistrement donne un droit préférentiel à lenregistrement par rapport à dautres marques. Le Groupe bulgare note quil ny avait pas de possibilité détablir des droits antérieurs par lusage. La Bulgarie a établi un système de premier au dépôt. |
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1.2 . |
Le Maintien dun enregistrement de marque (cest à dire contre une action en déchéance pour non-usage) Chaque Groupe qui a répondu à cette question, à part lUruguay, a répondu de façon affirmative. Lusage est requis pour maintenir une marque. Certains Groupes rapportent une période de non-usage après laquelle une marque peut être considérée comme invalide. La période est de 3 ans en Australie, Israël, Japon, République de Corée, Ukraine et Venezuela. Elle est de 5 ans dans les pays de lUnion Européenne et de lArgentine, lÉgypte, la Bulgarie, le Paraguay et la Roumanie. Il y a des variations dans ce qui peut être considéré comme un usage suffisant. Par exemple en Australie lusage doit être lusage dune marque tel que défini dans la Loi utilisée dans la vie des affaires pour distinguer les produits. En Argentine lusage doit être "sérieux, significatif et non-équivoque". Toutefois, des actions préparatoires pour lancer des produits sont suffisantes. Au Brésil lutilisation dun nom commercial peut être satisfaisant. Au contraire, en Finlande les activités préparatoires ne sont pas suffisantes. De nouveau, en Italie des étapes effectives, sérieuses et véritables sont requises, mais la distribution gratuite de produits peut être suffisante. En Uruguay, la loi établit que lusage de la marque est optionnel et que ni lacquisition ni le maintien dun dépôt ne nécessitent lusage. |
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1.3 |
La condition pour qu'il y ait contrefaçon Il y a une grande variété de réponses à cette question. Beaucoup de pays requièrent lusage dune marque par un supposé contrefacteur pour établir la contrefaçon. Pour certains pays la question reste ouverte (Argentine, États-Unis). Au Royaume-Uni, auparavant la réponse à cette question était non, mais la question a été renvoyée à la Cour Européenne de Justice dans le cas Arsenal Football Club vs. Reed. Ce cas examine la question de savoir si une écharpe de football portant le nom "Arsenal" correspond à lusage dune marque ou un "badge de loyauté". Dautres pays ont répondu à la question de façon négative (Brésil, Bulgarie, Chili, France, Irlande, Israël, Italie, Lettonie, Paraguay, Suède, Uruguay et Venezuela). En France, tout usage non-autorisé dun signe correspondant à une marque est une contrefaçon. Le Groupe britannique suggère quun usage descriptif dune marque par un commerçant honnête peut être protégé par une restriction de la contrefaçon selon laquelle il sagit véritablement de lutilisation dun signe dans la vie des affaires en relation avec les produits ou services. Une autre restriction à lusage dans la vie des affaires des produits ou services en question devrait aussi limiter la contrefaçon par des commerçants honnêtes. Pour le Paraguay la dilution est un chapitre spécifique de la contrefaçon. Dans le cas BMW vs. Deenik, la Cour Européenne de Justice a différencié entre lusage en tant que marque en tant que telle et autre usage. |
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2. |
Y-a-til une définition de lusage "en tant que marque", dans la législation ou la jurisprudence? Seulement 4 pays ont répondu dans laffirmative à cette question. Aux États-Unis, lusage dune marque en tant que marque dans le commerce est un usage légal de la marque. "commerce" est défini comme "tout commerce qui peut être régulé de façon légale par le Congrès" et "lusage dans le commerce" est défini strictement. Pour quun "usage sur un étalage" compte autant quun usage dune marque, il doit de façon prédominante montrer la marque en question, associée ou en relation avec les produits ou services. De plus, le design de létalage doit être tel quil doit capturer lattention du consommateur comme un encouragement à acheter. Même si les produits ne sont pas placés à proximité lun de lautre, leur relation devrait être telle que le consommateur associe les deux de façon inévitable. Le Groupe vénézuélien note que lusage "en tant que marque" devrait être compris lorsque la marque est disponible sur le marché, en quantité telle et de façon telle que les produits correspondent normalement considérant la nature du produit. Le Groupe canadien rapporte que lusage est "dans le commerce" comme décrit précédemment. Le Groupe japonais note que les attributs dune marque sont lusage dun signe pour les produits, dans la vie des affaires et la loi japonaise définit lusage "en tant que marque" de façon détaillée, exposant la façon dont une marque peut être apposée sur les produits ou utilisée pour des services. Le Groupe coréen note que la définition coréenne donne aussi la liste des activités créant lusage "en tant que marque". |
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3. |
Y-a-til une différence dans lévaluation de lusage "en tant que marque" entre lacquisition, le maintien et la contrefaçon des droits? Les Groupes sont divisés sur ce point. A peu près la moitié des Groupes qui ont répondu pensaient quil ne devrait pas y avoir de différences sur ce point (Australie, Danemark, Égypte, Finlande, Lettonie, Portugal, Roumanie, Ukraine, Royaume-unie). Dautres (États-Unis, Argentine, Brésil, Bulgarie, Chili, France, Danemark, Israël, Irlande, Espagne, Suède et Venezuela) attribuent la différence à un plus grand test pour la contrefaçon que pour le maintien de la marque. Une plus grande gamme dactes vont contrefaire plutôt que supporter un enregistrement. En France, un acte isolé est suffisant pour être une contrefaçon, mais pas pour maintenir une marque. La contrefaçon ne requiert pas lusage dune marque "en tant que marque" mais le maintien lexige. En Espagne, un usage réel ou potentiel peut être restreint. Aux États-Unis, il y a un plus large test pour la contrefaçon: les matériels de publicité et de promotion peuvent contrefaire mais ne sont pas suffisants pour établir lacquisition. Aux États-Unis toutefois, un usage minimum soutient lenregistrement. Ce qui ne peut pas être suffisant pour fonder une action en contrefaçon sil ny a pas de confusion, par exemple envoyer dun état à lautre les produits mais seulement à un seul consommateur. |
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4. |
Est-ce que lun des points suivants est considéré comme usage "en tant que marque": |
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4.1 |
Lusage sur Internet comme "meta-tag", comme "linking" (liens hypertextes), ou comme "framing" Beaucoup de groupes rapportent quil ny a toujours pas de loi dans leur pays sur lusage dInternet au regard des marques. Les États-Unis ont de loin la législation la plus développée dans ce domaine: lutilisation de meta-tags est considérée comme étant lusage "en tant que marque". Le Groupe américain note quil y a eu un certain nombre dexemples dans lequel un concurrent a placé la marque de son concurrent sur le meta-tag de leur site web. Le but évident du concurrent est dapparaître sur une liste de résultats en même temps que les autres sites et dêtre remarqué, et si possible rediriger les consommateurs vers son site, plutôt que vers le site original. Une doctrine dun usage loyal existe "autorisant lusage dans un sens descriptif ou dans un sens autre quen tant que marque", mais son application varie en fonction des circonstances lentourant. Il y a un nombre grandissant de cas aux États-Unis qui reconnaissent que lusage dune marque en connexion avec les meta-tags dun site web constitue une contrefaçon de la marque selon la théorie de la responsabilité aussi connue sous le nom de "la confusion du premier intéressé". Selon cette doctrine, un tiers peut être considéré comme responsable de la contrefaçon dune marque en utilisant la marque dun concurrent dans le but de diriger le public vers le site de ce tiers, même si le public réalise immédiatement quil ne sagit pas du bon site, et quil ny a pas de risque de confusion. Les Groupes anglais et coréen notent que lusage dun meta-tag peut être une contrefaçon. Cela va dépendre de comment il est utilisé. Le lien hypertexte peut parfois être considéré comme une contrefaçon, puisque le "linker" a le contrôle sur la présentation dun site lié. La pratique du lien vers un autre site autre que la page daccueil - aussi appelé "deep-linking" - contourne la page daccueil de telle façon que le sponsor du site ou le créateur peuvent rester inconnu au visiteur. Cela soulève lissu dune concurrence déloyale, dun passing off ou dun passing off renversé. Il ny a pas de ligne de conduite définie de la contrefaçon aux États-Unis. Le Groupe britannique note que le lien hypertexte et le "framing" ne seraient seulement considérés comme lusage dune marque si lutilisateur a considéré que la marque est une indication dorigine. Le Groupe néerlandais note que le lien hypertexte était acceptable et que la position des meta-tags était non-décidée. Le Groupe coréen note que le lien hypertexte peut être le résultat dune contrefaçon du droit dauteur. Aux États-Unis, le "framing" peut résulter en une contrefaçon, une dilution ou une concurrence déloyale. Notamment, cette pratique prend le risque de créer la confusion en ce qui concerne la source, le sponsor ou laffiliation. De plus, il y a un risque de "blurring and tarnishment" (rendre trouble ou ternir), les formes traditionnelles de la dilution. Le Groupe chilien note que lusage de la marque sur Internet peut seulement être considéré comme usage en tant que marque dans un but administratif ou civil, quand elle conduit directement à la publicité dun produit ou dun service quelle couvre et en supposant quil existe ou quil soit introduit réellement et effectivement dans un futur immédiat dans le commerce national. Le Groupe allemand note une différence entre la doctrine et les Cours de Première Instance sur le sujet dInternet. Selon les théoriciens lusage des meta-tags et des liens hypertextes ne sont pas des contrefaçons, tandis que les Cours considèrent quil peut y avoir contrefaçon. Le Groupe Israélien note quil y avait probablement contrefaçon si lusage était "commercial". Par contre, le Groupe espagnol pense quil ny aurait pas de contrefaçon si lusage était simplement informatif et non pas dans un but commercial. Le Groupe vénézuélien note que lusage de la marque sur Internet peut être restreint par une nouvelle loi spéciale contres les crimes dans le domaine de linformation. |
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4.2 |
Lusage par des clubs de fans ou des supporters Le problème est actuellement devant la Cour Européenne de Justice qui décidera de la position dans lUnion Européenne (Arsenal vs. Reed). Le Groupe américain note que certaines marques sont utilisées pour identifier expressément un produit ou un style de vie quils en sont venus à représenter. Les marques sont devenues autant une part de la culture du dialogue que les célébrités elles-mêmes. Le Groupe américain dit "Tout comme un propriétaire de marques crée une association entre les marques et les valeurs culturelles, il est logique dassumer, quune fois que les associations sont établies, elles seront ré-assumées par la société en tant que symbole de ces valeurs originalement visées par les propriétaires de marques. Cela charge la marque avec une signification expresse qui doit être respectée en tant que nimporte quelle autre forme de liberté dexpression". En conséquence, le public va avoir tendance à supposer quil y a un lien entre le propriétaire de la marque et tout produit portant cette marque. Dans ce sens, le marchandisage tel que sur les T-shirts, les autocollants ou les tasses est du domaine de compétence du propriétaire de la marque. Quand lusage par les fans est en fait une tentative de profiter du goodwill déjà établie par le propriétaire de la marque, cela pourra entraîner une action en justice. Quand le profit nest pas le but, le propriétaire de la marque peut trouver plus de succès quand lusage du fan est destructif de la réputation que le propriétaire de la marque a élaboré. Les Cours doivent donc balancer entre les droits des propriétaires de marques et le droit à la liberté dexpression des utilisateurs de marques. Les Cours devront regarder si lutilisateur a obtenu un gain financier ou si le propriétaire de la marque a été diligent en vue de protéger sa marque. Le Groupe argentin note que lusage dune marque seulement comme "nom" dun fan-club - donc pas en relation avec les produits et services - ne sera pas considéré comme étant lusage dune marque. Le Groupe japonais note que, comme lusage nétait pas dans le commerce, il ny avait pas de contrefaçon. Toutefois, comme la dilution peut en résulter, une certaine législation est nécessaire. |
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4.3 |
La parodie La parodie utilise un signe qui rappelle à lesprit une marque pour sen moquer ou linsulter. Un certain nombre de pays (Royaume-Uni, États-Unis, Australie, Argentine, Finlande, Ukraine) sont davis que cela dépend de la forme et du contenu de la parodie. Le Groupe américain note que la parodie elle-même nest pas une défense, mais un facteur qui peut être considéré dans lanalyse de la confusion. La parodie soulève les idées conflictuelles la parodie est à la fois originale et différente. Si la parodie ne montre pas clairement quelle est différente de la marque, alors il est plus probable quil y a contrefaçon. Le Groupe français note que la parodie devrait être autorisée si elle est en dehors du commerce, non abusive, et vraiment humoristique. Le Groupe allemand dit que la parodie devrait être considérée comme une contrefaçon si elle a entraîné la confusion. Le Groupe australien suggère que lusage de la marque dun autre devrait être accepté et ne devrait pas être considéré comme une contrefaçon de la marque, si les conditions suivantes sont rassemblées.
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4.4 |
La publicité comparative Les pays de lUnion Européenne notent que la Directive Européenne sur les marques autorise la publicité comparative. Le Groupe américain note quil y avait une différence entre la publicité comparative, mais que la fausse publicité pouvait faire lobjet dune action en justice. Certains pays suggèrent que ce sujet serait traité en tant que concurrence déloyale (Bulgarie et Ukraine). Le Venezuela interdit la publicité comparative. |
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5. |
Si, daprès le régime national du Groupe, lusage comme marque est confiné aux indications traditionnelles dorigine ou didentification, des usages non-conventionnelles sont-ils néanmoins punissables de par la loi sur les marques ou dautres lois (par exemple les lois sur la concurrence déloyale ou sur les pratiques du commerce). Il ny a pas dimage claire qui émerge des rapports des Groupes en ce qui concerne le niveau de protection offert par les différentes lois sur la concurrence déloyale ou sur la publicité ou autres lois. Les pays suivants ont des lois sur la concurrence déloyale : Argentine, Bulgarie, Allemagne, Hongrie, Paraguay, Portugal, Espagne, Ukraine et Venezuela. Dautres pays ont une loi de "passing off": Australie, Royaume-Uni, États-Unis et Israël. LAustralie a également une loi sur les pratiques du commerce. Le Groupe finlandais note que le concept dusage "en tant que marque" a été largement interprété sur ce point. Un usage non-conventionnel peut tomber sous le coup de la loi sur les marques quand la marque contrefaite est enregistrée ou établie et que la marque est utilisée par un concurrent dans la vie des affaires. Le Groupe de Lettonie note que des usages non-conventionnels dans un but commercial sont lourdement restreints par la loi sur la concurrence déloyale. Il y a également des règles strictes en ce qui concerne la publicité comparative selon la loi sur la publicité. |
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6. |
Si lusage "en tant que marque" dans le sens traditionnel est requis pour établir la contrefaçon, est-ce que les marques "notoirement connues", "célèbres", "notoires" ou "jouissant dune réputation" utilisées sur des produits et services différents sont protégées? Les Groupes qui sont signataires de la Convention de Paris notent une protection existant sous lArticle 6bis. Cet article précise que:
De façon similaire, les provisions de lArticle 16 paragraphe 3 du TRIPS sappliquent. Cet Article précise que "lArticle 6bis de la Convention de Paris sappliquera, mutatis mutandis, aux produits ou services qui ne sont pas similaires à ceux pour lesquels une marque de fabrique ou de commerce est enregistrée, à condition que lusage de cette marque pour ces produits ou services indique un lien entre ces produits ou services et le titulaire de la marque enregistrée et à condition que cet usage risque de nuire aux intérêts du titulaire de la marque enregistrée". Les États-Unis note quil y a des protections importantes aux États-Unis sous le couvert de la loi fédérale sur la dilution de la marque. La dilution apparaît quand il y a "blurring" ou "tarnishment" (rendre trouble ou ternir) des qualités distinctives dune marque Les pays membres de lUnion Européenne notent lArticle 5 paragraphe 2 de la Directive Communautaire sur les marques. Ce paragraphe précise que tout Etat membre peut également prescrire que le titulaire est habilité à interdire à tout tiers, en labsence de son consentement, de faire usage dans la vie des affaires dun signe identique ou similaire à la marque pour des produits ou des services qui ne sont pas similaires à ceux pour lesquels la marque est enregistrée, lorsque celle-ci jouit dune renommée dans lÉtat membre et que lusage du signe sans juste motif tire indûment profit du caractère distinctif ou de la renommée de la marque ou leur porte préjudice. Cette provision nest pas obligatoire, les États membres ont le choix de lappliquer ou pas. Le Groupe brésilien note que les marques réputées sont protégées dans toutes les classes et le Groupe bulgare note que certaines "marques" sont protégées pour des produits dissimilaires si elles sont enregistrées et quand lusage tire indûment profit ou est préjudiciel. Au Chili, lenregistrement est une condition à la protection. LIrlande a récemment changé sa loi pour permettre une protection. Le Groupe espagnol note que des signes non-enregistrés "notoirement connus" jouissent dune protection limitée, car ils peuvent demander linvalidation dun enregistrement postérieur qui pourrait être confondu avec la marque antérieure. Les marques réputées sont protégées en ce sens que des signes qui tirent indûment profit de la réputation dune marque enregistrée antérieurement ne peuvent être enregistrés. Le Groupe suédois propose quil devrait y avoir une définition de "marque descriptive" et que dans une procédure en contrefaçon il y a besoin davoir une balance entre les mots communs qui font partie des marques mais qui doivent être laissé libres pour lusage par dautres. Le Groupe vénézuélien a proposé que lOMC continue à harmoniser ces problèmes à travers TRIPS. Le Groupe coréen suggère quil ne pourrait y avoir une loi internationale concernant lInternet suivant laquelle les propriétaires dun droit dans un pays ont des droits dans dautres pays, sans une résolution correspondante de la question de lépuisement international des droits. Le Groupe japonais note que les points suivants devraient être soulevés pour harmoniser le droit des marques:
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7. |
Résumé Pour linstant il ny a toujours pas dimage claire de limpact dInternet sur lusage des marques. LAIPPI devrait considérer les bénéfices de la Recommandation de lOMPI si celle-ci correspond au niveau dharmonisation désiré par lAIPPI. Traduit par Bénédicte LINDEN et révisé par Florent GEVERS |
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